Cameroun - Camerounais de l'étranger : Samuel Ervé Mandeng : "Je soutiendrais le Chef de l'Etat si mes intérêts sont pris en compte"


Convié par le MINDCAF (Ministère des Domaines du Cadastre  et des affaires Foncières) à travers son ministre de tutelle henri Eyebe Ayissi, Samuel ervé Mandeng, Camerounais résidant au Canada s'est joint ce 24 mars à la célébration des 39 ans du RDPC à Monatélé dans la Lékie. Président fondateur des Mouvements "Give Back To Mama" et "Cameroon Digital Boost", Samuel ervé Mandeng s'est vu être l'un des précurseur impliqué dans la prochaine construction de la "maison de la Diaspora au Cameroun".



En effet, le MINDCAF Henri Eyebe Ayissi dans la prorogation de l'émergence au Cameroun (prérogatives de la SND30), a offert 2000 m2 de terrain pour la construction de cette batisse. Cette action permet sans ambages de mettre en evidence les aspirations du chef de l'Etat S.E. Paul BIYA dans ce processus intégral de développement. Samuel Ervé Mandeng, membre influant de la diaspora dite "positive et républicaine" a accueilli cette donateur à bras ouvert en remerciant le Chef de l'Etat pour cette attention qui leur a été accordée.  


Se prêtant aà une interview, c'est ainsi que le Président du mouvement "Give Back to Mama" s'ezst exprimé. 


"8 millions de camerounais sont aujourd'hui à l'extérieur. Ce sont des milliers d'experts dans tous les domaines aujourd'hui. Pendant longtemps, l'adage disait, 'il n'y a que de richesses d'hommes' et pendant longtemps, on n'a certainement pas utilisé cette forte richesse. Aujourd'hui, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, voudrait compléter cet adage qui dit 'il n'y a que de richesses d'hommes qui peuvent être utiles et utilisés pour leur pays.


Il s'agit donc de cette situation aujourd'hui, de reconnaître que ce parti pour une fois, en plusieurs années, je peux dire, il n'y a aucun parti qui a invité les parties prenantes à l'extérieur. Ça ne s'est jamais fait, je pense, je vous ai défi dans vos anales. Alors nous avons été invités justement comme vous l'avez suivi dans leur présentation que désormais, nous allons compter, pour contribuer pour le développement du pays.


Et c'est ça aujourd'hui que nous sommes venus constater. Le Ministre des Domaines, avec l'appui du Gouvernement, ont posé un acte fort. Il ne s'agit pas d'un slogan. Ils ont octroyé un terrain de 2000m² pour la construction de la Maison de la Diaspora. On dirait pourquoi une maison de la Diaspora ? C'est une maison qui va contribuer dans son genre à préparer les camerounais à construire une identité pour affronter les défis de l'extérieur. Parce-qu'on y va chacun dans son domaine tout simplement, sans avoir un esprit patriote.


Il s'agit d'aller conquérir le monde et aussi préparer les autres camerounais à la réinsertion ici dans tous les domaines. C'est un geste fort. Il a fallu que nous enfants de l'extérieur, nous venons constater cet acte à Monatélé et aussi appuyer Nous sommes là pour nos intérêts, et cette fois ci le RDPC parle d'intérêt, nous suivons l'intérêt et nous enfants de la Diaspora, nous sommes là pour soutenir le président de la République et nos intérêts".



Sur la question  de la gestion de la diaspora et la relation qu'elle pourrait en résulter vis à vis du Cameroun, ce dernier ca continué en citant :


"Je suis au Cameroun dans le cadre d'une mission de ma structure du "Give Back To Mama", et "Cameroon Digital Boost", pour évaluer les impacts sur l'actuel gouvernement par rapport aux Camerounais de l'étranger. Depuis 2019, on se rend compte que depuis le Grand Dialogue National les choses évoluent et nous nous réjouissons du REP-COD du réseau des parlementaires qui déjà a pris le mandat pour justement être une passerelle entre les experts, nos compatriotes de l'étranger, j'aime toujours dire de l'étranger et ceux d'ici, ceux qui veulent certainement investir au Cameroun.


Alors on se rend donc compte qu'au bout de ce dynamisme le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières vient de poser un pas de géant à travers justement l'octroi du terrain pour la construction de la Maison de la Diaspora. Nous sommes venus toucher du doigt afin de pouvoir mettre en place, il ne s'agit pas seulement de construire une maison, mais il faudrait mettre en place un réel programme-projet pour encadrer les camerounais non seulement qui sortent, il faut savoir que le "made in Cameroon" n'est pas seulement le vêtement, n'est pas seulement les produits.


Le "Made in Cameroon" c'est le savoir-faire et aujourd'hui l'expertise Camerounaise est recherchée dans le monde. Et vous pouvez voir aujourd'hui ce qui se passe dans les médias, je ne sais pas si c'est vrai, à travers les camerounais qui vont au Canada, pour le cas des enseignants. Alors nous sommes là pour constater cette situation et dire que ça c'est un grand pas de géant. Ça veut dire que nous devons tous ensemble mettre des programmes dans cette maison pour encadrer les camerounais de l'étranger. Il est important de relever que nous avons trois grandes catégories de diaspora. Il faut savoir que la Diaspora du premier degré, de première ligne, c'est à dire que des personnes qui n'ont pas d'enfants.


La deuxième catégorie ce sont nos enfants qui sont nés là-bas et les enfants qui sont nés après. Alors le mot Diaspora déjà à la limite n'intègre pas la troisième catégorie. Donc mesdames et messieurs il ne faudrait vraiment pas apprendre à tricher les autres. Il y'a des pays comme, je ne vais pas citer les pays comme ceux de l'Afrique de l'ouest qui ont tout un ministère pour la Diaspora, non je crois que je n'ai jamais vu en France un Ministère pour la Diaspora française, je n'ai jamais vu comment on appelle un français ou un Canadien ou un américain, la diaspora française ou la diaspora canadienne.


L'appellation qui nous convient c'est l'appellation du Ministère des Affaires Extérieures qui dit : "les camerounais de l'étranger" et je pense que ceci englobe toutes les catégories des camerounais. On a nos enfants qui sont nés là-bas, les enfants des enfants, 7 générations, ce sont des camerounais. Donc il y'a aussi des familles intégrées qui par exemple un camerounais épouse une ivoirienne et puis ils font des enfants. Cet enfant qui est né aura un pourcentage camerounais, mais justement ce mot n'intègre pas suffisamment. Je pense nous devons évoluer vers cette appellation des camerounais de l'étranger et laisser vraiment ce mot Diaspora.


Alors pour revenir sur votre question, je pense que le débat est beaucoup entrain d'évoluer et nous pensons que nos compatriotes sont arrivés à un niveau où ils peuvent comprendre et c'est pourquoi il y'a trois catégories de camerounais de l'étranger, il faut le savoir. Il y'a des Camerounais ouvriers. Les ouvriers ce sont eux qui ont un emploi simple, un emploi décent, un emploi simple et ils ont eu une formation de base. Alors l'ouvrier, lorsque l'ouvrier arrive au Cameroun, il dit ceci : pourquoi il n'y a pas le goudron à tel endroit? Pourquoi ENEO a coupé l'électricité ? L'ouvrier se plaint toujours et c'est normal.


Il y'a une deuxième catégorie de Camerounais de l'étranger qu'on appelle les cadres. Le cadre c'est celui qui a eu un emploi mais qui a un diplôme universitaire de haut volt, moyen, mais le cadre lorsqu'il arrive au Cameroun il dit : Donnez-moi l'opportunité de faire. Alors il y'a une troisième catégorie qu'on appelle l'élite. L'élite ce sont eux qui sont passés par toutes les deux formes et aujourd'hui qui ont une expertise qui ont des réalisations dans leur pays de résidence. Lorsque l'élite arrive au Cameroun il dit qu'est-ce que je peux faire?


Il y'a une différence entre les trois. Donc ne mélangez pas les trois et l'un vient montrer les habits et l'autre montre le diplôme, l'autre montre les réalisations.Je pense que mes réalisations sont visibles et comme je dis toujours à mes compatriotes, il y'a une manière de revenir au Cameroun. On revient au Cameroun par les réalisations.


Laisse tes réalisations te précéder et non venir montrer au Cameroun que je peux faire ceci. Lorsque les réalisations vous précédent on vous considère, mais lorsque vous venez au Cameroun avec votre nom et que vous avez pris l'avion et vos diplômes on vous respecte, vous avez besoin de la considération et je pense que nous sommes arrivés à ce niveau."


Continuant dans cette même mesure, Samuel Ervé Mandeng a ajouté :


Déjà c'est un honneur d'être à Monatélé, c'est une action première depuis 39 ans d'existence, je pense que c'est la première fois qu'un parti politique invite des acteurs majeurs pour venir justement évaluer un certain nombre d'actions. On le voit dans nos différents pays de résidence où lorsqu'on est en période électorale, tous les partis nous courtisent pour présenter justement au Chef communautaire.


Je suis dans le domaine entrepreneurial et ils nous courtisent et nous disent voici la politique que nous faisons, mais chez nous c'est quand même différent. Mais je peux dire je salue cette bravoure du RDPC et peut-être tendre la main aux autres partis politiques pour qu'ils nous écoutent afin de savoir que nous les camerounais, nous les membres camerounais de l'étranger nous voulons savoir quelle est leur ligne, leur ligne de politique par rapport à la prochaine élection où justement les prochaines années.


Nous saluons cette action du Chef de l'État et surtout du Ministre en charge Henri Eyebe Ayissi. Il faudrait ne pas être intelligent de ne pas savoir que ce n'est pas légitime, non seulement selon le texte, selon la nature et les camerounais, le Chef de l'État a le droit de se présenter. Mais maintenant, son droit est question able, j'ai le droit aussi de dire, tu veux te porter candidat en 2025, quel est le plan que tu réserve? Quelle est notre intégration ? Quel est ton projet par rapport à nos compatriotes de l'étranger ? Quel est ton plan par rapport à mes enfants ?


C'est pour cette raison que nous sommes venus aujourd'hui. Nous sommes venus valider, est-ce que dans le plan du Président de la République qui voudrait se porter candidat, est-ce que nous camerounais de l'étranger, en passant je ne parle des camerounais, mais d'une frange de camerounais, une catégorie de Camerounais qui déjà depuis 2020 essaient d'apporter un plus pour le Cameroun. Et alors on se dit est-ce nos revendications seront prises en compte et aussi les recommandations du Grand Dialogue National? Oui si j'ai l'occasion, je dis tenez compte des revendications du Grand Dialogue National.


Je soutiendrai toutes les candidatures et particulièrement celle où mes intérêts iront. Si le Président de la République respecte mes intérêts je le regarde, je lui dis Mr le Président, si vous ne respectez pas les intérêts, moi j'ai besoin que mes enfants et les enfants de mes enfants reviennent au Cameroun. Ils sont nés au Canada, ils sont nés en France, ils n'ont pas d'intérêt au Cameroun.


Il faut mettre en place des leviers pour que ces enfants reviennent ici. Si je suis intégré dans cette ligne politique et que nous voyons que c'est distillé, je pense que ce ne sera pas question able, ce sera logique, mais je peux déjà dire que nous voyons à travers cette action historique aujourd'hui, ce ne sera pas du folklore. Le Chef de l'État veut vraiment tendre la perche au Camerounais de l'étranger."



Odile Pahai

Derniers commentaires

06.12 | 17:52

Initiative à encourager. Merci et bravo aux promoteurs du mouvement 👏👏

03.12 | 09:31

Buenas tardes, encantado de saludarte. Soy Jose
Quería escribirte porque me ha parecido interesante comentar contigo la posibilidad de que tu negocio aparezca cada mes en periódicos digitales como not

30.11 | 11:53

Bonjour Mme et toutes mes félicitations,
Je suis à Douala, je suis à la recherche de votre tisane. Avez-vous une représentation à Douala. Sinon comment faire pour avoir régulièrement votre produit.

28.11 | 21:45

Vive la folie de la littérature

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